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L’association Dante Alighieri vous propose de se retrouver une fois par mois autour d’une projection d’un film italien : les rendez-vous du cinéma italien. Chaque année, ils organisent au mois de février le festival du cinéma italien. Pour ce nouveau rendez-vous, l’association Dante Alighieri vous propose la projection de L’arbre aux sabots de Ermanno Olmi, sortie en 1978.
Une grande ferme dans la plaine du pays bergamasque, d’un automne à un été à la fin du 19e siècle. Les bâtiments, les terres, une partie du bétail et des outils appartiennent au propriétaire à qui reviennent les deux tiers de la récolte. C’est là que vivent quatre familles de métayers, partageant leurs joies et leurs peines et aimant se retrouver pour des veillées, des fêtes ou encore pour tuer le cochon ensemble. Il y a les Batisti (Luigi Ornaghi, Francesca Moriggi) dont Menek (Omar Brignoli), leur fils de sept ans, est le seul enfant de la ferme à fréquenter l’école ; les Brena, dont la fille Maddalena (Lucia Pezzoli) est courtisée par Stefano (Franco Pilenga), un jeune homme d’une ferme voisine ; la veuve Runk (Teresa Brescianini) qui, malgré la misère, décide de garder ses six enfants au foyer ; les Finard, déchirés par la haine que se portent le père, avare, et le fils. Lorsque les beaux jours arrivent, on célèbre le mariage de Maddalena et Stefano. Mais ce printemps voit également le renvoi de Batisti qui, en cachette, a coupé un arbre pour fabriquer des sabots à son fils.
« Parlée en dialecte, cette chronique est une bouleversante méditation lyrique sur la civilisation terrienne de la fin du siècle dernier : elle met en évidence une dimension spirituelle que nous avons perdue. Il ne s’agit pas là d’une critique nostalgique, mais d’une analyse lucide et cordiale de nos rapports avec la nature. Le cinéaste ne raconte pas une histoire, il ne développe aucune intrigue romanesque, mais livre la peinture d’un milieu qui mêle à l’exaltation des sentiments une véritable investigation ethnographique et, simultanément, de pures effusions poétiques. […] Cette archéologie passionnée débouche au cœur d’une beauté sublime que d’aucuns, trop hâtivement, ne manqueront pas de qualifier de réactionnaire, de passéiste idéaliste, alors qu’elle interroge, au contraire, avec une force exceptionnelle, notre présent et notre avenir. »
Freddy Buache, Le cinéma italien 1945 – 1979, Éditions l’Âge d’Homme, 1979