Acheter ma place
Les Cinéastes MJC Prevert Radio Alpa

La rançon de la fraise

Ciné-débat
Mardi 6 février 2018
20h00

TARIFS HABITUELS + 1 €

En partenariat avec l'association Infovie Bio

Description de l'évènement

Cultivée de manière intensive depuis les années 80, la fraise andalouse est sur tous les étals, quelle que soit la saison, et représente une mine d’or pour ses producteurs. Mais comment peut-on manger des fraises en hiver ? Pour comprendre les conditions dans lesquelles ces fraises sont cultivées, la réalisatrice s’est rendue dans la province de Huelva. Là, dans des champs qui s’étendent à perte de vue, les exploitations agricoles fonctionnent à plein régime. La main d’oeuvre, essentiellement féminine, s’affaire dans des conditions des plus précaires. En outre, l’utilisation massive d’engrais et de pesticides, dangereux pour l’homme et pour l’environnement, suscite la plus grande inquiétude. Dans ce documentaire, la réalisatrice Béatrice Limare donne la parole aux deux camps : les ardents défenseurs qui en vivent et les non moins ardents détracteurs qui dénoncent le prix exorbitant à payer pour produire cette fraise contre nature.

Le film sera suivi d’un débat en présence de Jean-Marc Coulon, maraîcher et producteur bio qui présentera tous les dangers inhérents à la culture hors-saison et l’impact sur l’environnement.

LA RANÇON DE LA FRAISE – Béatrice Limare – Documentaire – Français – 2009 – 0h52

Il était une fois, une fraise qui venait de Californie. Brevetée aux États-Unis, elle a traversé l’océan, il y a un demi-siècle pour devenir l’or rouge du sud de l’Espagne. Cette fraise qui fit, et fait encore, la fortune d’une partie de l’Andalousie, c’est celle que l’on trouve sur nos marchés et dans nos supermarchés dès le mois de février. Ces grosses fraises, bien brillantes, qui viennent narguer nos papilles en plein hiver. Papilles souvent déçues, mais les distributeurs n’en ont cure : la fraise hors saison, ça marche ! La réalisatrice donne la parole aux ardents défenseurs de cette fraise qui en vivent et les non moins ardents détracteurs qui en dénoncent le prix exorbitant à payer pour produire ce frais contre-nature. Pour les premiers, qu’ils soient agriculteurs, producteurs, pépiniéristes, importateurs, grossistes, dispatcheurs, tous assument ce mode de production comme s’il s’agissait là de l’agriculture du futur. Pour les seconds, médecins chercheurs, écologistes, défenseurs des droits de l’homme, toute cette industrie, est une addition de catastrophes : sanitaire, humaine, sociale et environnementale. Ce documentaire montre tous les artifices obligatoires pour tromper la nature, les tonnes de plastique et tous les additifs chimiques souvent douteux, parfois illégaux, mais nécessaires aux taux de rendement. Elles montrent aussi les agressions sur l’environnement comme sur la couche d’ozone. Sans oublier, les conditions de vie déplorables des saisonnières qui viennent de Roumanie, de Pologne, et de plus en plus du Maroc. Mais la fraise espagnole ne va plus aussi bien. Elle est maintenant concurrencée par la fraise marocaine. Le soleil y est plus chaud en hiver qu’en Andalousie, la main d’œuvre est sur place et les règlements sont moins contraignants. Ce qui n’est pas pour réjouir les opposants à la fraise hors saison. Jusqu’ici, entre les pépiniéristes du Nord de l’Espagne, les producteurs andalous et les marchés européens, chaque fraise devait parcourir près de 4 000 kilomètres. Avec le Maroc, le chemin risque d’être encore un peu plus long

 

Fiche technique